Quand les spirits s’échauffent, il ne reste plus que le dialogue

23.01.2026 - Éditorial

Le Forum de Davos a ouvert cette semaine sa 56e édition sous un thème qui, bien qu’annoncé en janvier 2025, résonne particulièrement dans le contexte actuel : « A Spirit of Dialogue ». On croirait presque à un clin d’œil de l’histoire, face à des évènements toujours plus imprévisibles, sources d’instabilités politico-économiques à toutes les échelles.

En septembre 2024, j’appelais déjà ici à rétablir les « téléphones rouges » pour surmonter, par l’écoute et la discussion, l’effritement de nos relations. Quinze mois plus tard, le constat est inchangé et l’impression de vivre un « Jour sans fin » est totale. Sommes-nous condamnés à cette boucle temporelle où les crises, au lieu de se résoudre, s’empilent jusqu’à devenir la norme, là où elles ne devraient être que l’exception ?

Entre rupture des dialogues et instabilité contagieuse

L’actualité de la semaine confirme la dérive des continents politiques et économiques. Avec Donald Trump, fou « allié » européen qui réveille nombre de traumatismes historiques en lorgnant ouvertement sur le Groenland et en enlevant manu militari un chef d’Etat pour lui substituer un pion plus docile, les États-Unis rappellent au monde qu’ils ne répondent à aucune loi sinon à celle du plus fort. En annonçant ces assauts contre la souveraineté des Etats par médias interposés ou sur ses réseaux sociaux, Washington sature l’espace de sa propre démesure et confirme que le dialogue a laissé sa place au monologue.

Pendant ce temps, la Russie poursuit ses incessantes ingérences pour corrompre le débat public en Europe. Quant à l’Union européenne, plus fragmentée que jamais, elle se retrouve prise en étau entre ces agressions extérieures et ses propres atermoiements intérieurs – l’accord avec le Mercosur en étant le dernier symbole. En somme, nous faisons face à une réalité tragique où les crises s’enchaînent dans une banalité terrifiante faisant du dialogue et de la concertation les premières victimes collatérales de ce nouveau désordre mondial.

La France au miroir de ses fractures

À l’échelle française, le constat est plus saisissant encore. Nous vivons au rythme d’une crise de nerfs institutionnelle permanente. Les gouvernements se succèdent et se ressemblent, prisonniers de leur incapacité à forger un compromis budgétaire. L’utilisation in fine du 49.3 pour le budget 2026 qui réussit l’exploit de ne satisfaire personne — ni dans la classe politique, ni dans les entreprises — illustre une vérité cruelle et une ambition revue à la baisse : on ne se parle plus, on se neutralise ; on ne choisit plus le meilleur, on se résigne au moins mauvais.

Un camp sortira-t-il gagnant de cette impasse ? Peut-être. Mais le « bordel », lui, l’emporte largement. Entre les motions de censure devenues mensuelles et une défiance croissante des citoyens envers les décideurs, politiques et privés, tout pousse à la division. Même les médias, par réflexe ou par confort, préfèrent exposer ceux qui détruisent la coopération plutôt que donner la parole à ceux qui tentent de la construire. Dans cet océan d’instabilités, les alliances que l’on croyait acquises s’effritent, faute d’avoir été entretenues par un dialogue clair, sincère, constructif.

Tout pousse à la division, alors faisons le lien

C’est précisément là que réside la raison d’être de NSI Group. Face à cette polycrise, il convient de chasser le pessimisme sans être aveugle. Notre mission, au sein du pôle influence du groupe ADIT, est de réinstaurer des espaces de compréhension collective. Si le monde se déconstruit, nous nous voulons bâtisseurs de relations pérennes entre toutes les strates de la société : le public, le privé, et le citoyen.

Nos métiers d’influence, de communication et d’intelligence stratégique sont les outils indispensables pour éclairer la décision des sphères publiques et privées et permettre à nos partenaires de s’adapter aux instabilités qui les entourent. C’est pourquoi, chez NSI Group, nous avons réuni le meilleur des mondes de l’influence pour créer ces synergies :

  • ESL accompagne les dirigeants d’entreprise depuis 30 ans. Elle leur apporte la maîtrise de l’information stratégique et l’aide à la prise de décisions et à l’élaboration des stratégies d’influence. Elle forge les ponts techniques entre les entreprises et les institutions, là où les désaccords politiques, les régulations, le fardeau de la dette et les menaces venues de pays étrangers mettent en péril l’économie.
  • Antidox, spécialiste des stratégies de communication et d’opinion, bâtit ce lien vital entre les entreprises et les citoyens, en offrant à ses clients la clarté nécessaire pour anticiper les tendances de l’opinion publique sur les réseaux sociaux.
  • Madame Bovary, spécialiste de la création corporate, forge des identités visuelles et narratives intemporelles pour transformer les idées en images fortes capables de susciter l’adhésion. Son expertise aide les institutions à mieux porter leurs messages et à renouer un dialogue direct, exigeant et esthétique avec le grand public.

Les messages sont morts, vive les messagers !

Il n’est de pire combattant que celui qui part au combat convaincu de sa défaite. Alors que les Rencontres économiques d’Aix-en-Provence s’apprêtent à débattre cette année de comment « naviguer dans un monde sans repères », NSI Group offre le point d’appui sur lequel vous pouvez compter pour transformer la crise en terrain d’action. Animé par la conviction que là où les structures vacillent, la stratégie doit s’ancrer dans le réel, nous aidons nos clients à imprimer leur propre rythme dans le désordre. Nous leur transmettons cette capacité d’adaptation, compétence cardinale de nos talents, afin de les accompagner dans la relance de leurs projets et de leurs décisions. Dans un monde fragmenté, le dialogue n’est pas un luxe diplomatique, mais une nécessité tactique. Il faut recréer des espaces où la parole est franche et les intentions réelles des acteurs sont claires, qu’ils soient régulateurs, partenaires, ou concurrents.

Comment faire de 2026 une année positive ?

Plutôt que de laisser les acteurs de la vie publique glisser vers les abîmes de l’isolement et de l’obstination, nous choisissons de transformer la confrontation en espace de coopération. Ce ne sont ni la résolution des crises actuelles, ni l’imposition de nouveaux paradigmes aux décideurs publics et privés qui feront de 2026 une meilleure année, mais bien la qualité du dialogue entre ceux qui façonnent notre société.

Renouer le contact suppose des entremetteurs disposant de réseaux denses et d’une capacité d’influence à toutes les échelles – locale, nationale, européenne et internationale. Mais que nos partenaires soient rassurés : de tels intermédiaires existent, et ils travaillent chez NSI Group.

Alors, une fois pour toutes, en 2026, cessons de subir les événements et créons du lien. NSI Group peut être cette lumière dans le brouillard : il ne dissipe pas l’incertitude mais permet de la réduire et donc de marcher droit malgré l’absence de repères.

Alexandre Medvedowsky
Alexandre Medvedowsky est un ancien élève de l’Ecole Nationale d’Administration (promotion Denis Diderot, 1984-1986). Magistrat au Conseil d’Etat à partir de 1986, il siège au cabinet de Laurent Fabius alors président de l’Assemblée Nationale de 1990 à 1992. De 1998 à 2001, il est professeur associé à l’Université d’Aix-Marseille III et enseigne à l’IEP de Paris jusqu’en 2006. Il a été conseiller des Bouches-du-Rhône de 1998 à mars 2015. Nommé conseiller d’Etat en juillet 2001, il rejoint ESL & Network Holding la même année et intègre le Directoire d’ESL & Network Holding, dont il est nommé président le 1er janvier 2013. Il a été élu président du SYNFIE, le syndicat français de l’intelligence économique en mai 2014.